En entreprise, culpabiliser est une vertu (In business, guilt is a virtue)

Le Monde:

On se sentait coupable de se sentir coupable. Cette éternelle impression que l’on aurait pu mieux faire — éviter une erreur comme d’avoir blessé quelqu’un inutilement, une gaffe, mieux se comporter vis-à-vis de nos collègues, collaborateurs, supérieurs hiérarchiques — empoisonnait doucement notre vie et celle de notre entourage.

Et aussi bien à la maison, comme au bureau, où la moindre remarque était facilement mal ressentie et nous rongeait alors les entrailles. Ce qui ne facilitait guère les relations avec les tiers. Nous savions que ce sentiment n’avait pas lieu d’être. Que la faute dont nous nous accusions n’avait pas de fondement ou était mineure, mais étions impuissants à en alléger notre conscience.

Puis la bonne nouvelle est arrivée. Les personnes qui culpabilisent facilement sont bourrées de qualités. Trois chercheurs, Taya Cohen et Nazli Turan, de l’université Carnegie Mellon, et Abigail Panter, de l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), en apportent la preuve. Ils ont interrogé des milliers de personnes aux Etats-Unis pour établir ce constat.

Leur article “Prédisposition à la culpabilité et moralité”, publié dans le numéro d’octobre de la revue américaine Current Directions in Psychological Science, prouve que plus les personnes culpabilisent facilement, plus elles sont honnêtes et humbles, plus leur comportement est éthique et responsable.

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